Encrée dans la situation d’énonciation.

 

Faceless
Crédit : Céline Dutrey

Cette trace, c’est comme un grain de beauté. Sauf qu’on l’a voulue. Qu’on a choisi sa forme, sa taille, sa place et ses dimensions. Son état n’est pas à remettre en question.

C’est une façon de témoigner que notre corps ne nous appartient pas seulement. On est notre corps. Il est nous. Et ce que nous désirons en faire, la manière dont nous le transformons, est une idée exprimée. À mis chemin entre le choix vestimentaire et le culturisme, les décisions que nous prenons sur lui contribuent à construire notre identité. Là où certains se montrent pudiques, d’autres aiment s’exhiber.

Il n’est pas question de voyeurisme, d’exhibitionnisme ou autre -isme injustifié. Ce choix, cette volonté de l’encre, c’est aussi une envie forte, un désir charnel de marquer sa peau à sa convenance et peut-être d’une certaine façon, de montrer la supériorité de l’esprit sur celle du corps. Une sorte de témoignage esthétique : je suis bien plus que tout ce que vous voyez.

Ça peut sembler évident pour certains, moins pour d’autres. Et l’intention derrière ne regarde que nous.

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